Splendeur et déclin de « Madame déficit »

L’image laissée par la dernière Reine de France est loin de la réalité complexe d’une femme, belle et rebelle, jusqu’à la fin – dramatique – de sa vie. Aperçus de l’exposition.

Au début de l’exposition, on entre dans une petite salle rouge qui symbolise la couleur de l’Autriche avec des portraits de Marie-Antoinette enfant. Il y a un arbre généalogique de toute la famille autrichienne où elle apparaît sur une toute petite branche. Elle n’était pas destinée à être reine de France mais le destin en a décidé autrement. La seconde pièce, de la même couleur et de la même taille, expose des sculptures et des peintures de la jeune fille, peu de temps après son arrivée à Versailles. Par la suite, nous nous dirigeons vers une grande salle bleue qui symbolise la France. On y aperçoit Louis-Auguste, futur Louis XVI, qu’elle épouse en 1770. La table du mariage est mise en valeur. Celle-ci avait accueilli vingt-et-un convives. Dans les salles qui suivent, toujours tapissées de bleu, on aperçoit des objets appartenant à la nouvelle reine de France comme le coffre à layette du dauphin, un coffre regroupant les vêtements de son fils. Nous traversons ensuite plusieurs salles, précédées d’une entrée magistrale et théâtrale, représentant le Petit Trianon, la demeure privée de Marie-Antoinette à Versailles. Elle disait de ce lieu : « Ici, je suis moi… ». Dans cet endroit, elle pouvait ignorer l’étiquette versaillaise. Sur un mur, un tableau la représente galopant à califourchon, une technique réservée aux hommes pour monter à cheval. Dans cette représentation du Petit Trianon, on peut remarquer la présence d’objets d’une valeur inestimable tels que des vases en ivoire et des bureaux en nacre. Nous avons ensuite continué notre traversée des galeries pour découvrir une partie de la barque très luxueuse sur laquelle se promenait Marie-Antoinette, menée par ses serviteurs. En sortant de cette pièce sombre, on découvre la vaisselle de la reine et des objets ornés d’or. Nous avons ensuite pris des escaliers dont les murs étaient tapissés de papier-peint recouvert de portraits représentant les nobles demoiselles et montrant l’importance de leur coiffure. En bas de l’escalier, nous nous sommes retrouvés face à un miroir brisé, signe de tous les malheurs que vécurent Marie-Antoinette et, avec elle, l’aristocratie française. Derrière ce miroir se trouve un collier d’une valeur phénoménale, 1.600.000 livres, l’équivalent de trois châteaux de la Loire. « Un boulanger était payé dix livres par mois et c’était un bon salaire,» explique le conférencier Enrique Varona, pour nous montrer l’importance des dépenses de la reine. Mais elle a été accusée à tort d’avoir acheté ce collier. Dans la même pièce, très significative et symbolique, un portrait la représente avec ses enfants, sans bijoux ni couronne. Cette peinture avait été commandée pour montrer au peuple, qui la détestait et l’appelait « madame déficit », que ses enfants représentaient sa seule et unique richesse. La population la trouvait négligente et froide et elle resta méprisée après le scandale dit « du collier ». La dernière pièce de l’exposition est sombre et très étroite. Elle représente la dernière phase de la vie de Marie-Antoinette : la période passée à la prison du Temple. On peut découvrir les meubles très modestes, en bois naturel, et la robe très simple qu’elle portait. On aperçoit enfin le tableau montrant sa montée sur l’échafaud, toute vêtue de blanc. « Elle resta noble et digne jusqu’au bout » conclut le conférencier.

Ouanissa Bachraoui et Céline Tepe, 15 ans.

Explore posts in the same categories: Evènement

Étiquettes : , , , ,

You can comment below, or link to this permanent URL from your own site.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :